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FRED MICHIELS
 
TOO MUCH FEELS VERY GOOD
 
11/09 - 25/10/2015
 
 
 
 

Eva Steynen présente l’exposition solo 'Too Much Feels Very Good' (T.M.F.V.G.) de l’artiste belge Fred Michiels (1966). Cette exposition est le premier aboutissement d’une nouvelle collaboration de l’artiste et du galeriste Kleur, le résultat de la recherche de nouveaux challenges dans l’acte de peindre que ce soient les tracés ou la matière, une constante à travers l’œuvre de Fred Michiels. Au cours de cette recherche, les valeurs figuratives de ses tableaux sont graduellement devenues de plus en plus vagues, jusqu’à disparaître complètement, pour laisser libre cours à la forme et à la matière pures. Michiels travaille par séries, explorant et remettant chaque fois en question les frontières et les codes d’une « peinture ». Des supports non conventionnels, carton, livres, passeports, aluminium, isorel, deviennent des porteurs tridimensionnels pour l’huile, la tempera, le papier, le plastique, l’acrylique et la résine Epoxy. Les fonds jouent ici un rôle aussi important que le jeu coloré des formes géométriques et les touches de pinceau. Ils sont les formes et les agrandissements d'un tout en constante évolution.

 

 

Là où son travail précédent était minutieusement transcrit, couleur, dessin, le T.M.F.V.G. est un nouveau défi qui abandonne le rationnel pour créer à partir de l'instinctif, le geste impulsif, le rapport spontané du peintre et de la surface. Michiels considère l'abstraction comme un instrument de dialogue purgé de tout contexte narratif. Ses œuvres évoquent une origine, elles sont les fragments d'une plus grande structure. Les grands formats alternent avec les petits formats. Les œuvres monumentales augmentent la célérité de la vue, on peut s'y perdre et elles touchent au sublime. Les petites font montre d'une sensibilité joueuse qui demande à être regardée de plus près. Le travail de Fred Michiels ne se laisse pas connaître d'un coup. Ses œuvres suggèrent que les formes sont « terminées », mais elles semblent tout autant n'être peintes qu'à moitié, et surtout « en cours de démolition », comme si elles étaient encore et toujours dans le processus d'une évolution sans fin. Un devenir permanent.

 

Eva Steynen, août 2015